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#CREVE HIVERNALE - DECEMBRE 016 / NO MAN'S LAND / Le terrain ' vague ' ... continuum...
<HDRI>
#TOULOUSE NECROPOLE #ACAB #CREVE INFERNALE 016 / DECEMBRRRR . . .
<Laisse pas beton> ...PAS DE TREVE . .

#2.0 >_FRANCE, Hyperforteresse [?] ... DIEU, est, seul ... ...
#Divine comédie 1500/01... Au paradis ...
...tas d'urgences...

>Oyez! Oyez! <Bonjour!> .. A vous toutes et tous! .. je fais l'appel <3 :) ...
<WELCOME> / BIENVENUE> / مرحبا بكم / خوش آمدید / -anabata gị / Xêr / KU SOO DHAWAADA / wilujeung sumping / ...
Encore une fois, la nécessité d'intervenir sur le terrain plus que jamais aux cotés de celles et ceux qui seront toujours les oubliés, les indigents, les démunis, les exilés, ...
Pour cet hiver, tout le monde dehors! un continuum, une date de départ puis ... in progress .. ...
...quelque chose à partager, à rêver, un besoin urgent d'exister! Perso j'étouffe, de ce climat ambiant ...
Putain! ce que les gosses du terrain vague sont cool! .. Alors peut-être à bientôt ..

...pensez aux aprés-ski, moumoutes, doudounes, cafés chauds, ... des infos, soon ...
... ...





#CREVE HIVERNALE c'est 0% de sub, 100% DIY... (d'emmerdes peut-etre), ...
...100% glagla! ... ...

– 100% 6tm D ...

...100% tas d'urgences...
...100% resistance, ...
... 0% couleur chamallow, ... (ca peut aussi), ...


...0% divertissement, ... (Ronald dehors! FUcKOF!!!, laisse beton), ...

... 100% recup ... 100% entraides bienvenues ... 100% cool man... (c mieux) ...

...100 % auto defense, .. .

...100% commune,...100% free...open ...... 100% performances, installs...
... ... 100% recup...textes, ... dessins,
... photographies,
... ... poésies sonores ...

...
100% FUCK ego trip (hahahha) , ...100% Fuck selfie (euh!) , ...
... 100% ...
... Fck Loosers (ha! merde, j'en suis) ... 100 Fck cops31
(sauf avec des fleurs, pas des tasers )...

...<sans bruit, sans acte de sang.>

_#2.0

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<3D_3.0> #2.0 1500/01
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re-lecture des territoires, cicatrices, terres de conflits, d'appartenance, d'ancrage, de nomadisme sauvage ... continuum .. laboratoire des identités, des expressions communes, diverses, ... rencontres humaines, ...proximités de genre, d'individus, de classe ou de statut, ... d'etat d'ame, meme en mauvais etat, des autodidactes ... aux erudits..

>Sur le sol français, la vie en bidonville est l’une des plus instables et donc l’une des plus difficiles du monde.
Les Roms, citoyens européens, sont numériquement les premières victimes de cette politique rarement débattue, mais d’autres occupants de terrain – français, réfugiés, immigrés, gens du voyage, SDF, travailleurs précaires,... – subissent dans l’indifférence cette chasse à la visibilité publique, sans parler des « camps » officiels de migrants en transit, régulièrement déplacés.

Face au prix humain et matériel de la démolition des bidonvilles, à l’instabilité du domicile et à l’errance territoriale qu’elle produit, il faut regarder pour ce qu’elle est la politique française de « résorption », vieil avatar de la tabula rasa :
_sur le plan politique, une maltraitance humaine dissimulée derrière de faux remèdes ;
_sur le plan juridique, le mensonge institutionnalisé d’une obligation de détruire et un manquement à nos droits fondamentaux ;
_sur le plan technocratique, l’emballement destructeur d’une vision normative de l’habitat ;
_sur le plan urbain, la soumission à une vision ségrégative de la ville et le rejet quasi institutionnalisé des plus faibles ;
_sur le plan architectural, l’absence de réflexion et de propositions sur le mal-logement, notamment celui de la grande vulnérabilité sociale et de l’immigration.

Process /...
L’habitat devrait d’abord répondre de son existence humble et utile pour tous.
Osons déclarer la possibilité d’habiter à moindre coût comme un enjeu supérieur à celui d’habiter selon les normes.
Le confort et les convenances n’ont aucune légitimité prioritaire : il n’y a pas de ' logement indigne '.
Depuis toujours, l’accès au logement de première nécessité est assuré principalement par ce qu’on appelait autrefois les « taudis » : entassements en sous-location, caves, rebuts du marché locatif.
La question que posent ces logements est moins leur inconfort que leur exploitation par un sous-marché locatif malhonnête qui abuse des situations précaires par des prix élevés et des conditions véreuses.
Les auto-installations individuelles et collectives échappent à cet écueil, c’est un point de plus à leur actif.
Il n’y a pas de solution unique pour accueillir les parcours de vie fragilisés par la migration, les mutations économiques, les parcours personnels.
Aussi bien le locatif très social, les structures d’hébergement, la mobilisation de logements ou de bureaux vacants par la puissance publique sont utiles.

Le bidonville,
parce qu’il bénéficie de forces d’autoconstruction rapides,
parce qu’il peut être multicommunautaire,
parce qu’il ramène le coût du logement à son niveau le plus bas,
enfin parce qu’il existe et peut se déployer facilement,
mérite d’entrer dans le cercle des habitats légitimes et vertueux.

Avec les mêmes moyens, on peut aider l’ensemble des habitants d’un bidonville à améliorer leurs conditions de vie plutôt que d’offrir à long terme, à un seul, un logement « convenable ».

Affirmons par conséquent notre estime du bidonville,...
faisons respecter ses droits,...
travaillons son acceptabilité publique,
ouvrons-lui des implantations nouvelles.

Intéressons-nous à le faire entrer dans le droit commun et à améliorer ses conditions d’installation pour que « demeurer » se puisse.

Dans un premier temps, il s’agit peut-être seulement de reconnaître les habitants de bidonvilles comme « acteurs » de leur logement,...
...assez pour leur confier officiellement l’usage à durée déterminée d’un terrain, cette durée fut-elle de quelques années.
Il est possible d’actionner des formes de stabilité contractualisée – différents contrats existent – formalisant des engagements réciproques.

Un statut d’occupation claire ouvrirait aux habitants les droits attachés à la domiciliation et les aiderait à s’extraire de la précarité.

Les urbanistes peuvent favoriser ce « droit à la ville » en associant à la planification urbaine l’occupation temporaire encadrée des terrains « en attente » :
_friches,...
_dents creuses,...
_terrains gelés par la puissance publique pour des projets futurs de ZAC ou d’équipements publics :
un capital foncier souvent inexploité pendant vingt ans.

Le relais des acteurs de la ville mû par une sensibilisation politique permettrait le renouvellement régulier de ce réseau de terrains associant le respect du domicile et celui de la propriété.
Une aide financière aux communes concernées serait dévolue à la réalisation d’équipements minimum (électrification, arrivée d’eau, sanitaires) qui coûteraient nettement moins cher à la collectivité que le prix exorbitant des expulsions-destructions.

Si l’Europe ne veut pas ériger des murs ni refouler toujours plus loin la pauvreté et la vulnérabilité, il nous appartient de ne pas camper sur des impuissances acquises et d’ouvrir d’autres voies.

Texte de Pascale JOFFROY 01 10 2015

Chaque renfoncement est un abri potentiel qu’on cherche à éliminer. 
Comment les gens qui n’ont rien essaient de se construire une existence.
Non pas en résistance mais plutôt dans l’évitement.
On ne résiste pas face au pouvoir et à la force.
Le pouvoir reprend toujours la main.
Le message envoyé passe aussi par les détails architecturaux : un pilier,
une marque sur le sol, des "dispositifs antipersonnels" destinés à éloigner les sans-abris.
Myr MURATET, géographe de la survie / photographe

Le bidonville explose partout dans le monde et représente plus du tiers des citadins de la planète. 
ONU-Habitat récuse depuis vingt ans les politiques d’éradication et appelle à respecter cet habitat, à le considérer comme un processus urbain utile et à l’améliorer.
En France pourtant, le bidonville reste ignoré et refoulé par les politiques urbaines.
Il est systématiquement détruit au mépris des droits de l’homme et méprisé comme sujet d’architecture.

Dans La ville à trois vitesses, l’injustice urbaine résultait autrefois d’une <logique de confrontation> de <rapports de domination>, 
autant elle relève plutôt aujourd’hui d’une <logique de séparation>, d’un <urbanisme affinitaire>.

Entre les cités d'habitat social, le péri-urbain pavillonnaire et les centres gentrifiés des grandes villes, > La distance < est vécue comme rejet d'un univers par l'autre, alimentant l'amertume et les frictions, le sentiment de ne pas appartenir à la même ville, à la même société.

Le rejet des bidonvilles se durcit à mesure que les villes font commerce de > garantir <  un standing de vie pour leur population cible. [Gated communities]
Les villes-centres saturées, les expulsions- démolitions tournent à l’obsession dans les banlieues gentrifiées et les secteurs non aedificandi  des grandes périphéries, qui construisent leur image de marque par des ZAC programmées à vingt ans et des espaces publics paysagers. 
L’urbanisme, d’un système conservateur, voire moralisateur, un > catéchisme pour technocrates <  glissement d’un urbanisme de projet vers un urbanisme de règles.

L’urbanisme technocratique « s’est référé à une image-idée schématique du bien et de l’efficace, pour l’opposer à une image-idée tout aussi schématique du pathogène et du dysfonctionnement ».
Le bidonville est l’image même de ce dysfonctionnement, à la fois ennemi et repoussoir de la bonne conscience normative qui porterait le progrès. 

Jacques Donzelot

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La raison devient vite évidente. « Je voyais sur les images de larges traces de brûlures au sol, des maisons sans toit, voire carrément détruites », explique Laure Boudinaud. Elle s’attelle alors, dès 2019, à un travail de fourmi : scanner une à une les localités de la région de Mopti. Sur un total de 3 200, une centaine ont été rasées ou partiellement détruites. A l’est de Mopti, elle observe les hameaux tomber les uns après les autres. « J’ai vu la crise se répandre comme une pieuvre dans la région. Près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, on n’observe plus aucune surface cultivée sur des dizaines de kilomètres », raconte-t-elle.

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Conception et développement : Prune Mahé